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Ridge Racer 3D

 

Pour les amateurs  de courses furibonds et de longs glissements, on ne leur présente plus le Ridge Racer 3D. Puisqu’ils  savent que cette série reste légendaire dans la saga automobile. Depuis il y a un peu plus de 15 ans, elle reflète le prototype d’un jeu qui  crée des sensations fortes .L'une des nouvelles caractéristiques  de cette péripétie est bien évidemment l'effet 3D.

 

Présentation du Ridge Race 3D

 Après plusieurs aventures sur consoles de salon, la série Ridge Racer débarque  sur Nintendo 3DS. À l’origine sortie sur les bornes de jeu d’arcade en 1993, la série de Namco se tourne vers un type  de jeu arcade et pour la première fois, en 17 jeux, le titre tente l’infiltration des trois dimensions auto stéréoscopiques.


Pour prétendre à une carrière de conducteur de course professionnel, l’insertion de la propre photo du joueur est requise. Dans des courses infernales, le joueur devra  affronter dans un jeu de vitesse des adversaires plus résistants que jamais, et ce, sur trois championnats dans trois catégories différentes.

Même si l’impression est propre à chaque prétendant et malgré son «  game play » simple à manier, il faut cependant admettre que ce type de jeu aussi rapide demande forcément un temps d'adaptation non-négligeable. Néanmoins, le  résultat est plutôt bien renvoyé et parmi les jeux du line-up de sortie 3DS, c’est sans doute l'un des plus amusants à visionner  en 3D, d'autant que l'effet reste soft. Surement, le joueur aura  la sensation que des voitures bondissent à travers  l'écran, mais c'est bien suffisant pour  lui  surprendre et lui procurer une impression de profondeur.

 

Pour vous assurer une montée adrénalines,  le drift est toujours à l'honneur et on ne s'en plaindra pas. On peut en déduire que le jeu est resté fidèle à ses principes. Se positionnant  à la dernière place, le joueur doit remonter ses rivaux dans des courses où le bouton frein ne sert qu’à rendre le spectacle plus excitant. Chaque virage doit être négocié  en drift pour ne pas perdre de vitesse, mais aussi de remplir une jauge de nitro. 

À propos des dérapages, afin de rendre le jeu plus abordable aux apprentis, Namco a ajouté la possibilité d’octroyer une touche pour débusquer, à l’image  de la gâchette R dans Mario Kart.  Cette dernière possède plusieurs degrés d’énergies,  qui peuvent être dégagées  séparément. En présence d’une ligne droite, il est conseillé de n’utiliser  qu’un niveau seulement, à l’inverse d’une grande route où le vidange d’un seul coup des jauges est nécessaire.

 Même si l’effet 3D n’est pas abusant, il est partiellement bien mis en évidence  grâce à des petits détails tels que des feuilles d’arbres ou cotillons venant se coller à l’écran ou encore des hélicoptères apparaissant au travers des courses. L’utilisation du 3D est donc avantageuse pour  la vue extérieure puisqu’il devient plus facile d’évaluer les espacements entre le véhicule et les rampes de sécurité. Concernant les décors, ils sont plutôt mélangés et suffisamment précis pour être satisfaisants à l’écran. De toute façon, le joueur n’aura pas le temps d’apprécier la beauté du paysage vu la vitesse du jeu.

Comme tout bon jeu de course, la  déclivité du circuit, ascendante ou descendante, simule l’accélération et donc la vélocité de la  voiture. D’autres domaines agréables de réalisation montrent que, même si les concepteurs n’ont pas rehaussé le contenu du jeu autant que l’on pouvait l’attendre, ils ont tout de même arrangé sa conception. On citera par exemple des petits effets tels que les phares et le compteur qui s’allument à l’entrée d’un tunnel ou encore la peinture qui se décolle lors des accrochages.

En revanche, on peut tout de même se plaindre  de l’absence de plus de contenu original, comme par exemple des courses contre-la-montre dans le mode principal ou encore des accélérations et des duels, bref des détails  qui permettraient de bénéficier de l’excellent game play du jeu dans des conjonctures différentes.

 

Jouer à Ridge Racer 3D

Il faut d’abord savoir que le titre est beaucoup plus dirigé vers l’arcade, ce qui le rend accessible à plus de personnes et le laisse paraître largement plus irréaliste que certaines simulations sur console portable. Le titre se joue considérablement sur les dérapages. Ainsi, lors d’un virage, il est quasiment recommandé de drifter par la simple pression de la touche de freinage, ceci procure une spécificité du jeu puisque lors d’une perte de contrôle maîtrisé le joueur  gagnera en vitesse ce qui l’aidera à devancer les compétiteurs adverses. Très simple d’accès, le jeu ne présente qu’une touche pour accélérer, une touche pour freiner et faire la marche arrière. L’écran tactile est quant à elle adopté pour modifier la vision de la  voiture où le joueur  aura le droit de voir tout ce qui se passe autour de lui ou bien encore pour accroître la carte ce qui s’avère utile pour estimer l’écart des concurrents. 

Du côté de son contenu, le Grand Prix reste la très grande attraction du jeu. C’est à partir de ce mode que l’on peut débloquer au fur et à mesure les autres compétitions et il faut se munir de patience pour cette première tournée puisqu’elle peut durer jusqu’à 4 heures de temps. Une fois terminée, on peut passer à d’autre niveau comme le Grand Prix Pro, Course Standard, Course Modèle Unique et un Contre-la-Montre sans oublier le nouveau venu à savoir la Tournée Rapide. Chaque niveau contient 18 compétitions avec 4 courses chacun qui se déroulent comme-ci : au cours des 2 premières, le joueur doit figurer au moins sur la troisième du podium. Pour la troisième course, il doit être parmi les deux premiers arrivés. Quant à la dernière, il faut se situer sur la première marche qui est synonyme de  qualification pour l’épreuve suivante. Seul le Grand Prix Pro déroge à cette règle, puisque dans cette catégorie le principal est de finir vainqueur sur les 4 courses disputées.

 A vrai dire, l’unique petite innovation est attribuée une nouvelle fois de plus aux  fonctionnalités 3DS : le mode Duel Street Pass télécharge instinctivement les fantômes de courses de personnes que se trouvent tout au long de la course.

 

Les notes et  remarques

Côté graphisme, le jeu a obtenu une note plus que la moyenne, 13/20. Une note qui ne reflète pas la faible qualité de ce domaine, mais Ridge Racer 3D s'en sort plutôt bien. Même si certains préfèrent ôter l’option 3D, elle est plus ou moins réussie. L’effet 3D opte pourtant pour la préservation des yeux au contact de l’écran. Le compartiment de la jouabilité rejoigne le graphisme côté note, l'art du glissement ne satisfait sans doute pas à tous les joueurs, mais il reste enivrant, même sur une console portable. Il faut toujours bien négocier les virages pour pouvoir battre ses adversaires et les meilleurs temps. Et ce n'est pas parce qu’on ne décélère jamais que le jeu est facile. Cela dit, sans doute par insuffisance de difficulté, le game play lassera même les plus férus.

Quant à sa durée de vie, de nombreux connaisseurs étaient déçus puisque terminer le mode Grand-Prix prend beaucoup de temps, mais l'absence d'un mode online est un inconvénient dont il est difficile de combler. Si les modes de jeux paraissent  nombreux sur le papier, on a tout de même la certitude  de toujours faire la même chose, contre les mêmes concurrents. Espérons que vous obtiendrez beaucoup de fantômes grâce au Street Pass. Au niveau de la bande de son, il y a ceux qui apprécient et ceux qui sont réticents Le nombre de morceaux est très exécuté et bien ajusté au style de Ridge Racer. Par contre, si la demoiselle derrière  la voix off reste dans le même ton arcade de mise, elle aura vite fait de taper les joueurs  sur les nerfs et pour cela ce niveau n’a récolté que la note de 13.

En générale, elle est  ou plus moins satisfaisante parce que malgré le côté grisant de Ridge Racer 3D, son défaillance en originalité dans ses modes de jeu le rend incontestablement loquace sur le long terme. L'absence d'un mode Online pèse lourd dans la balance et les fans de la série n'auront pas vraiment la sensation  de jouer à une nouvelle aventure, même avec la 3D et le système Street Pass, pourtant attirants.

 

 

En conclusion, Ridge Racer 3D est loin d’être déplaisant pour les amateurs de courses automobiles mais il souffre au plus haut niveau d’une trame bruyant des plus détestables que les amateurs aient entendu depuis la création des jeux de vidéo. Cela dit, la satisfaction  ne s’arrête pas qu’aux oreilles. Bien que le graphique ne soit pas exceptionnel, on estime beaucoup les modifications de décors accomplis tout au long du jeu. En déduction, Ridge Racer 3D reste attaché à lui-même dans son approche arcade très enrichie qui saura en séduire plus d’un.

 Vous avez maintenant toutes les informations sur le Ridge Racer 3D, à vous de jouer !